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J’habite un coin d’paradis dans le creux d’un pays
Que je sais même plus comment qu’il s’appelle,
Que si je savais j’aurais des ailes.
Dans mon eldorado on y voit des oiseaux
Comme disait mon grand-père
« Ca vole et ça chante »… mystère.
Et je rêve, je rêve souvent de m’y perdre un instant
Mais mon rêve en grève reprend, « Je ne suis que du vent »
Du vent, du vent d’antan, qui décoiffe les amants
Du vent, devant, comment ? Je ne sais plus vraiment.
Dans mon pays là-bas, il y a du chaud, il y a du froid
Ca fait des fois comme des frissons
Et même de la sueur sur mon front.
On y trouve même souvent des bouts d’herbe ou bien de champ
Comme disait mon grand-père
« On y couche la Solange par terre ».
Et je rêve, je rêve souvent de m’y perdre un instant
Mais mon rêve en grève reprend, « Le vert de l’espoir mon enfant »
Du vert, du vert d’antan, qui repousse et se reprend
Du vert, d’envers, comment ? Je ne sais plus vraiment.
Dans mon pays de roses, on aime les filles, quelle drôle de chose
Ca vous arrive par l’estomac et ça vous prend le cœur, crois-moi.
On respire simplement,
On rejette l’air, ça détend,
Comme disait mon grand-père,
« C’est naturel, remplir, extraire ».
Et je rêve, je rêve souvent de m’y perdre un instant,
Mais mon rêve en grève reprend, « T’as l’air naïf, mon enfant »
De l’air, de l’air d’antan que l’on use insouciants
Tête en l’air, comme ça, comment ? Je ne sais plus vraiment.
La santé ça va ça vient, moi pour l’instant, ça m’convient
Tous mes amis ne sont pas morts, ils me réchauffent le cœur encore.
Dans mon rêve on y boit une eau douce, fraîche, des bois
Comme disais mon grand-père
« C’est d’la pure, de la rivière ».
Et je rêve, je rêve souvent de m’y perdre un instant
Mais mon rêve en grève reprend, « C’est d’l’eau de rose, mon enfant »
De l’eau, de l’eau d’antan, qui ruisselle abondamment
De l’eau, d’îlots, comment ? Je ne sais plus vraiment.
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